More servicesWindows Live
HomeHotmailSpacesOneCare
 
MSN
Sign in
 
 
Spaces home  La vie somme toute (pres...PhotosProfileFriendsMore Tools Explore the Spaces community

La vie somme toute (presque) ordinaire d'un mec (presque) quelconque

Tambour Major

View spaceSend a message
Occupation:
Age:
Location:
Interests:
Je laisse la parole à un ami à qui je dois cette petite chose :

Triturateur de donnés alphabétique
Astronaute de bureau
Massacreur d’idée préconçue
Bambi is alive (c’est quoi le rapport)
Otis marque d’ascenseur
Urgence de prendre son temps pour vivre
Régulateur de logique inversé

Mon
Ami
J’
Oubli
Rien ?
ou comment perdre agréablement son temps...
Des ptits jeux pour perdre son temps.
Un peu de tout sur tout...
View space
balastik
View space
Akhen
View space
Sarah
View space
curieux et penseurs / curious and thinkers
View space
abel
View space
View space
Maxence
View space
Albert

September 02

Insomnie

 

La nuit est faite pour dormir m’a-t-on toujours dit petit enfant alors que je rechignais à rejoindre ma chambre et à éteindre la lumière. J’ai découvert par la suite que la nuit était également propice à bien d’autres activités aussi diverses que variées, offrant à nos sens un panel d’ivresses fantastiques dont l’ultime limite est celle de l'imagination, voire de nos dispositions physiques. Mais là n’est pas le sujet.

 

Quitte à faire une révélation fracassante, je n’hésiterai pas à avouer que le Tambour Major n’est pas un animal du petit matin. Non. Son cerveau extraordinairement développé suppose un temps d’éveil qui le conduit à une inaptitude quasi-totale à quoi que ce soit – hormis boire du café – jusqu’à une heure assez avancée, bien après qu’ait déjà résonné fort dans les rues de la Ville Rose, la voix agréablement discordante des clochers annonçant Tierce. Et ce n’est qu’au prix d’une violence inouïe que je puis m’extirper de ma tanière de chambre chaque matin, tel un Sisyphe du sommeil. L’esprit du Totoro est en moi, que voulez vous !

 

Le rite du réveil est donc une épreuve en soi, quand bien même la nuit a été bonne et réparatrice, emporté dans des délires oniriques dont seul Morphée détient le secret.

Il l’est encore davantage lorsque par pure mesquinerie ce même Morphée décide de me faire un bras d’honneur et abandonne le Tambour Major sur le seuil de l’univers des songes, livré qu’il se trouve à une belle insomnie.

 

Il n’y a rien de pire qu’une insomnie… On se tourne, se retourne, se re-retourne, se re-re-retourne, un coup on a trop chaud, puis on a un peu froid, avant d’avoir à nouveau chaud, de virer la couverture, puis de la remettre… On regarde l’heure et le cadrant du réveil qui semble s’être arrêté sur "03:48", les tensions de la journée remontent peu à peu à la surface de notre inconscient, les soucis, les tracas, on peste, on s’énerve… On pense qu’un verre d’eau nous fera du bien et l’on maque de se casser la figure en tentant de se lever en raison d’un équilibre plus que précaire ; on n’en peste que davantage : « non mais bordel de merde, pourquoi ne puis-je fermer l’œil alors que je suis totalement KO ? ».

On se re-couche. Le réveil marque maintenant "04:07". Plus que trois heures vingt trois avant que l’alarme ne sonne… et j’ai une journée de dingue qui m’attend. On repense à cette grosse vache de "Mme D." que l’on ne peut pas encadrer et à qui l’on rêve de régler son compte une bonne fois pour toutes, histoire de la calmer définitivement en une humiliation publique qui ferait date dans l’histoire de la diatribe assassine et que l’on enseignerait dans les livres.

"04:24" nargue sournoisement le réveil… plus que trois heures six… Et merde ! On stresse à l’idée d’être totalement décalqué le lendemain car depuis la minute où l'on s'est couché, notre regard a pu contempler, un à un, chacun des clignotements hypnotiques des deux points ":" superposés séparant les heures des minutes sur le cadran du réveil électronique éclairant fébrilement la chambre d'une cauchemardesque lueur verdâtre…

 

Puis peu à peu, pour une raison inconnue, une douce léthargie vous saisit. Tout d’un coup, votre oreiller devient incomparablement confortable, les bruits de la rue ont disparu, un calme sans précédent règne dans la pièce, une douce brise fraîche vous caresse avec volupté, on frissonne savoureusement, on se sent bien… on s’endort.

 

 

[...Silence...]

 

 

Un vague grondement incompréhensible et désagréable retentit au loin.

 

Hein... ? Quoi... ? Où ça... ?

De quoi... ? Qui... ?

 

On entrouvre un œil, on a la tête comme prise dans un étau, les yeux qui collent, la bouche pâteuse.

Peu à peu, au fur et à mesure que l'on reprend conscience, les borborygmes se font langage :

 

« Et n’oubliez pas que pour 3 pneus achetés, Nidas vous offre le 4°. Taaaaaditou tadii tam pouët ! ».

 

C’est votre radio-réveil qui s’agite sur la table de nuit. En fidèle chien de garde il vous annonce imperturbable qu'il est 07:58, et cela fait déjà 28 minutes que vous devriez être debout à vous préparer pour aller bosser.

 

07:58…

Déjà ?

Oui, déjà …

 

August 30

Tambour Major s'en va-t-en guerre....

 
En choeur :
 
Tambour s'en va-t-en guerre
Mironton, mironton, mirontaine,
Tambour s'en va-t-en guerre
Ne sait quand reviendra
Ne sait quand reviendra !
 
Il reviendra-z-à Pâques
Mironton, mironton, mirontaine
Il reviendra-z-à Pâques
Ou à la Trinité
Ou à la Trinité !
 
Non, non, ne sortez pas déjà vos mouchoirs blancs et rangez vos larmes, je ne me suis pas embrigadé dans la Légion ni n'ai décidé de rejoindre les troupes françaises en Afganistan pour vaincre l'ennemi terroriste qui menace le monde, rien de tout cela !
 
Mon combat du jour sera celui qui nous préoccupe tous régulièrement, pour certains quotidiennement, pour d'autres plus ou moins aléatoirement, pour moi essentiellement le week-end. Un combat, une corvée, parfois un plaisir, en tout cas jamais du temps perdu... Mais de quoi diable est-il en train de nous parler ?
 
Hé bien, du ménage ! Bande de souberettes écervelées !!
 
Cet après midi, le Tambour Major revêtira son tablier de guerre par dessus son joli petit boxer et pourfendra lingette à la main et gratounette entre les dents, la saleté rebelle qui risque de transformer mon carrelage en moquette et qui parsème ça et là mon plan de travail de taches multicolores du plus mauvais effet. Ca va briller là dedans, c'est moi qui vous le dit !!
 
Mont-Joye-Saint-Deniiiiiiiiiiis !
 
August 27

Confidence pour confidence...

 

Bon, le moment est venu pour moi de vous annoncer quelque chose d’important. Quelque chose qui conditionne mon existence de façon plus ou moins apparente, mais qui pourtant est ancré au plus profond de moi. Il n’y  a rien à comprendre, les choses sont ainsi, rien ni personne n’y pourra changer quoi que ce soit.

 

J’ai mis du temps à l’accepter vraiment alors que l’évidence me sautait aux yeux. Puis je me suis mis à le cultiver, avec patience, acharnement parfois. Il y eut des instants de découragement, et cent fois je me suis demandé « A quoi bon ? ». Mais éternel optimiste, jamais je n’ai totalement baissé les bras et j’ai toujours su trouver en moi la force pour avancer encore, quoique le cœur ne fût pas toujours là, et les ronces abondantes.

Ado, je subissais les moqueries de mes camarades qui ne me comprenaient pas. J’en ai parfois souffert, assez durement. A un âge où l’on essaye tant bien que mal de se construire, se découvrir différent des autres est quelque chose de difficile à accepter et à faire accepter. « Pourquoi ne suis-je pas comme tout le monde ? ». Cette question m’a hanté de façon lancinante et sournoise sans que j’en souffle mot à quiconque.

 

Mais peu à peu, j’ai compris que cette différence était ma force, qu’elle était mon amarre, le point à partir duquel j’allais pouvoir construire ma personnalité en lui conférant une coloration unique. Je n’ai pas tracé de plan ni élaboré que processus savant ; j’ai laissé faire le temps, les jours, les semaines et les années, prenant ça et là quelques décisions parfois délicates que je ne regrette pas aujourd’hui. Et me voici tel que vous me connaissez…

 

Alors, aujourd’hui, oui, je peux et le moment est venu il me semble de vous le dire - sans crainte ni honte - je pense que cela ne vous surprendra pas:

 

J’aime la Musique Classique !

 

 

Rhaaaaaaa oui alors… La Musique avec un M majuscule, Classique avec un C majuscule lui aussi. Cette musique qui va de Bach à Dutilleux, en passant par Ravel, Janequin, Messiaen, Brahms et Chopin… Celle qui en trois accords vous emporte vers des contrées lointaines où la main de l’homme n’a jamais mis le pied… Cette musique tantôt sensuelle, tantôt exotique, parfois ésotérique, qui raconte bien plus que les mots et suggère au-delà des sens… Elle est ma maîtresse, ma lumière et mon oxygène. Je ne puis concevoir un jour sans y penser et même lorsque je me trouve loin de ma chaîne Hi-fi  ou de mon iPod, c’est elle qui vient à moi, sous la forme d’une ligne mélodique où d’accords savoureux dont ma mémoire est pétrie, et qui tournent alors en moi comme une douce maladie dont je ne veux pas guérir.

 

Voilà, c’est dit !

 

P.S. : J’aime aussi tout un tas de trucs bizarres :

les œufs de cent ans, la moussaka, Brigitte Fontaine…

mais c’est un autre débat.

August 23

Glandouillage *

  

J’adore traînasser le samedi matin dans mon appartement, à glander devant la télévision tout en sirotant un bon petit café réconfortant.

La télé le samedi matin c’est le pied ! La variété des programmes m’étonne toujours. Il y en a néanmoins  un que je regarde avec une délectation toute particulière : "Un dîner presque parfait", diffusée quotidiennement sur M6 à je ne sais pas quelle heure (en acces prime time je suppose) et re-diffusée le samedi matin un peu avant midi.

 

Ce qui me connaissent savent que je suis un fin gourmet, maître queue à mes heures (non, il n’y a pas de sous entendu graveleux là-dessous…) et que ma pièce favorite serait une cuisine de 70m² dotée d’un gigantesque piano 6 feux et… je m’égare !

Bref…

 

Pour résumer le concept de l’émission, Un dîner presque parfait repose sur une idée simple : cinq personnes qui ne se connaissent pas vont chacune leur tour s'inviter à dîner chez elles, les 5 soirs d'une même semaine. Le lundi un premier convive invite les 4 autres chez lui à dîner, et ainsi de suite jusqu'au vendredi soir...
Les convives doivent mettre des notes pour évaluer la cuisine, la décoration et l'ambiance de la soirée... et le vendredi, la personne qui aura obtenu la meilleure note sera élue meilleur hôte de la semaine et sera récompensée (somme de 1000 euros).

 

A priori, pas de casser 3 pattes à un canard. Et pourtant… Cette émission recèle des trésors insoupçonnables !

 

Recevoir des gens qu’on ne connaît pas, leur faire un repas hyper chiadé en un minimum de temps (si j’ai bien suivi, ils ne disposent que de l’après midi et rien ne doit être préparé en avance) et passer une soirée cordiale comme des grands potes, sacré challenge !

Surtout que les candidats ne s’aident pas et se tirent volontiers des coups de chevrotine mortels dans les pieds en élaborant des menus d’une audace excessivement échevelée : velouté de lentilles vertes aux langoustines et émulsion de gingembre, carpaccio de cerf des Ardennes à la sarriette, ravioles foie gras poëllé au pain d’épice, tarte aux pralines roses meringuée… Ca déborde d’imagination, ça rivalise d’ambition, ça fume dans les synapses et parfois aussi dans les gamelles ! Friteuse qui explose et qui carbonise la moitié de la cuisine (embêtant pour la suite des opérations tout ça…), tajine malencontreusement cuit dans un four mis en mode pyrolyse (pour ceux qui aiment la viande bien bien cuite Confus ), chantilly qui ne monte pas et qui reste désespérément liquide, meringue molle (bah oui, une meringue sa se prépare au moins le matin pour le soir pour qu'elle seche bien… c’est le principe de la meringue française… sinon, on fait une meringue italienne, mais ça n’a pas tout à fait la même consistance ni – par le fait même -  la même fonction), viande mijotée tout juste ¾ d’heure parcequ’on a passé 2 heures à louper une ganache au chocolat (s’il y a bien un truc inratable…) et par conséquent tout juste assez cuite (un peu al dente si vous voulez…), la bouillabaisse préparée dans des conditions sanitaires qui feraient bondir la DGCCRF … N’est pas Cyril Lignac Joël Robuchon qui veut ! Bon, il ne faut pas être totalement négatif, il y a quelques cordons bleus qui tentent de faire merveille et j’avoue avoir été parfois bleuffé par les talents de quelques candidats réellement passionnés de cuisine et dont les placards regorgent des outils les plus fous, robots et pétrins en tout genre, qui se sont lancés dans des préparations d’une audace folle avec un succès déconcertant. Je suis un tantinet jaloux, je l’avoue ! Mais, car il y a un « mais », le secret de la réussite ne réside pas uniquement dans ce qu’il se passe en cuisine… se serait trop facile !

 

Outre la maladresse des participants qui vient ponctuer un plan de cuisson que l’on voudrait sans anicroche, il faut également savoir composer avec la saveur douce-amère ou savamment épicée (parfois redoutablement !) d’invités qui pètent plus haut que leur cul (oui, c’est le passage vulgaire du billet) et trouvent à redire sur tout, tout, tout, absolument tout !!

Entre celui qui n’aime pas le fromage – avec toutes les variantes possibles : pas de fromage tout court, pas le roquefort, pas le fromage de chèvre, pas le camembert, pas le fromage que vous avez décidé de servir… il n’y a aucune limite), celle qui miraculeusement aime tout SAUF la recette que vous venez de passer 3 heures à réaliser reclus dans votre cuisine, celui qui mange sans sel, celle qui est végétarienne, celui qui n’aime rien mais alors rien du tout : pas assez cuit, trop cela, pas assez de schmolduc dans la sauce à la moukrène, la saveur du curcuma est en contradiction avec la texture du cabillot à la crème de hareng, la déco de table à base de fleurs de goyave ne concorde pas avec la nappe bleu turcoise… bref, le chieur que l’on rêve d’égorger sur place à pleines dents et de pyrolyser une bonne fois pour toute… les candidats doivent faire preuve d’une zénitude hors du commun et bien des fois j’ai vu dans l’œil incandescent d’un impétrant, l’image d’un couteau ou d’une fourchette fuser, s’enfoncer profondément dans la gorge de son interlocuteur un tantinet trop pointilleux sur la texture de la chantilly (qu’il trouve trop épaisse/grumeleuse/trop sucrée/trop fade… ad lib !) et s’élever au dessus de la table éclaboussée de sang le rire sardonique de la vengeance assouvie de celui qui, la veille, s’est vu infligé la pire merde qu’une assiette ait jamais pu contenir.

 

Après le repas en lui-même, entrecoupé de tentatives de conversations où l’on bavarde joyeusement entre deux gorgées vin tiède, indifféremment de Kant, Kirkegaard, du Traité de Rome, de la politique culturelle du Népal et de la division des intervalles conjoints dans la musique Japonaise du III° Siècle, vient la phase de débriefing durant laquelle les invités donnent leurs impressions sur le repas et notent la prestation du moment.

 

C’est toujours extraordinaire la mauvaise foi dont peuvent faire preuve certaines personnes. Alors qu’elles se sont régalées, ont saucé leur gamelle le nez dans l'assiette et s’être fait resservir trois fois, déclarent sans sourciller « Oué, bof, son rigaudon de poires au pralin sauce réglisse c’était tout à fait moyen », gracieusement ponctué deux rôts à peine contenus, flatulence gastrique caractéristique de l’estomac repus et d’une digestion en bonne voie, signe manifeste d'un festin englouti avec appétance. Et de continuer « C’était excellent mais je lui mets 6/10, ce qui est déjà une bonne note », oubliant soudainement que sa prestation de la veille était à la limite du scandale, avec sa salade d’endives au jambon Leader Price, son gâteau TupperW*re mal cuit, et que c’est par humanisme - plus que par réalisme, que sa victime du soir lui avait généreusement octroyé la même note quelques heures plus tôt… L’objectivité en prend pour son grade !

 

Tout ça se termine le dernier soir (vendredi) lorsqu’à l’issue du dernier repas tout ce petit monde qui se "déthaisme" se retrouve autour d’une table sur laquelle sont disposées cinq enveloppes contenant chacune le score réalisé lors de son grand soir. Les moyennes sont rarement exubérantes. J’ai souvenance d’un rarissime 8,1/10 pour un repas qui vraiment avait été parfait même si je ne partage pas cette conception de la bouffe entre amis, tout est affaire de goût, mais la tendance oscille entre 5 et 7, non pas que les prestations soient médiocres (il s’en faut parfois de beaucoup, par le haut et même par le bas !) mais que ça se tire dans les pattes avec une belle virtuosité. L’ouverture des enveloppes en elle-même n’est pas particulièrement excitante, hormis lorsqu’un connard se fait jouissivement ramasser par une note pitoyable et qu’affecté dans son orgueil égratigné, il verse amer une larme intérieure tandis que coulent sur les joues du vainqueur celle de la joie et de l’effort justement récompensé.

 

* (je pique l’idée des appelations en « age » à Matoo qui j’espère ne m’en voudra pas ^^)

 

 

August 20

Y es-tu ?

 
Aujourd'hui pas de baratin hostentatoire ni de grand récit héroïque.
Juste une image qui m'a bien fait rire et que j'avais envie de vous faire partager.
 

Je sais pas vous, mais moi, ça me fait marrer.
 
Ca me fait penser à un comptine que me chantait ma grand mère lorsque tout petiot j'allais en vacances chez elle en Haute Savoie et que fatiguée elle abrégeait nos promenade vespérales à la fraîcheur des grands pins prétextant la possiblité effroyable de croiser un loup dévoreur de petits enfants :
 
Promenons nous dans les bois
pendant que le loup n'y est pas
si le loup y était
il nous mangerait
mais comme il n'y est pas
il n'nous mangera pas
Loup y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?
- Je mets mes chaussettes[*]...etc
Promenons nous dans les bois
pendant que le loup n'y est pas
Si le loup y était
il nous mangerait
mais comme il n'y est pas
il n'nous mangera pas
Loup y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?
- Me voilà.... me voilà !
 
Bien évidemment nous n'avons jamais croisé un seul loup dans ces fichues montagnes. Et il m'a fallu attendre encore quelques années pour pouvroi prétendre l'avoir vu... mais c'est un autre débat...
 
[*] ça marche aussi très bien avec chemise/pantalong/manteau/jokestrap/porte-jartelles/bas résilles/diadème... tout est affaire de circonstances.
August 13

Deuil - In Memoriam Gary...

 
 
Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs,
reprenez avec moi tous en coeur
 
J'ai une nouvelle épouvantable à vous annoncer...
 
GARY est décédé !
 
Non, ce n'est pas une plaisanterie, je n'ai hélas en de tels moments pas le coeur à la gaudriole. Anne et Bruno, soyez forts et pleurez avec insistance feu votre filleul(le?) dont la mémoire se trouve à jamais inscrite au Panthéon des gastéropodes, quelque part entre Jean Cocteau et Carlos. Sa coquille inerte fait désormais partie des gravillons qui jonchent le parterre de l'aquarium dans lequel Wasabi fait des bulles, mais on sent bien que le coeur n'y est plus...
 
En guise d'éloge funèbre, laissez moi vous narrer les dernier jours de Gary l'escargot et comment il mourrut dans un funeste élan d'héroïsme triomphal.
 
Lundi matin, après avoir passé l'aspirateur dans sa coquille et s'être fait une petite mise en plis (Gary était très coquet...), Gary s'adonnait à son passe temps favorit : bavouiller sur les parois de l'aquarium qui l'abritait et à dévorer gouluement les algues qui s'y développent. Wasabi qui passait par là l'entretint un instant de la situation préoccupante en Georgie et lui demandait son avis sur le soutient affiché au Président Saakachvili par le peuple Georgien. Wasabi, féru de politique internationale depuis qu'il a découvert Arlette Chabot, pense lui que la voie diplomatique est certainement la meilleure solution au conflit et que la Cour Européenne des Droits de l'Homme a tout à fait raison lorsqu'elle recommande à la Russie de s'abstenir de toute mesure susceptible de menacer la vie ou la santé des populations civiles en Géorgie. Gary, assez peu interressé par le sujet (lui son truc c'est davantage L'île de la Tentation...), émit un baillement désobligeant, et laissant Wasabi disserter tout seul dans son coin, prit le chemin des grosses feuilles vertes qui surnagent à la surface.
 
Gary était en route lorsqu'un grondement sourd mit en vibration tout l'aquarium. Une lueur bleue envahit tout d'un coup l'angle ouest et une horde de Glövix déboula, propulsés d'une autre dimension par une faille spacio-temporelle. Or, quiconque a déjà cotoyé un Glövix sait que ces petits êtres sont particulièrement rigolos et qu'à moins de les revoyer illico-presto chez eux, la crise de rire - souvent mortelle - est hélas inévitable.
N'écoutant que son courage, Gary fouilla dans sa coquille et s'empara vigoureusement d'un épluche patates qu'il brandit sous le nez des Glövix déjà hilares.
" - En garde vils coquins ! Si vous ne voulez point vous faire occire, rendez-vous séance tenante ! " lançat-il de sa voix la plus sévère. Ce à quoi les Glövix répondirent par un fou-rire à s'en frapper les cotes.
- Hé ho, tu connais celles des deux vaches ? Alors, c'est deux vaches dans un garage qui scient de l'essence, et y'en a une qui trouve un clou dans sa buche d'essence qu'elle scie et l'autre dit " ah tiens c'est bientot pâques".
Gary, dont le sens de l'humour était particulièrement affûté, contint un éclat de rire qui eu pu être fatal. Conscient de la gravité de la situation et que le déstin du monde était entre ses mains (c'est une image), il avança d'un pas, agitant son épée de fortune sous le nez des Glövix (la aussi, c'est une image) :
- Rendez-vous bande de nases ! Vous êtes cernés !! Allez, houste, du balais, rentrez chez vous maintenant, on a assez rigolé comme ça, hop hop hop !! "
Alors qu'un petit nombre de Glövix commençait à reprendre le chemin de leur vortex spacio-temporel - quoiqu'ils soient effectivement très très rigolos, les Glövix savent aussi être relativement raisonnables - un petit malin prit la parole juste avant de sauter dans le vortex qui se referma juste derrière lui :
- Hey, tu connais celle des deux sous-marins ? Ben, alors c'est deux sous-marins dans un arbre qui mangent des chaises. Soudain deux oeufs au plat arrivent et leur disent " vous venez tailler la bavette ?" et les sous-marin répondent " on peut pas on va chez le coiffeur ".
Gary ne comprit pas tout de suite ce qui lui arrivait. Une convulsion, puis deux, puis un étouffement suivi d'un étirement magistral des zigomatiques prolongé par un cri entrecoupé de spasmes qui résonnèrent dans tout l'aquarium au point que Wasabi dût se bouchez les branchies avec du gravier : l'héroïque Gary était mort de rire... au propre comme au figuré.
- Hargh, les salauds, ils m'ont eu... déclama Gary dans un dernier souffle.
Wasabi, dont la mémoire est celle d'un poisson rouge - 4 secondes - avait déjà tout oublié et vaquait à broutiller des racines comme si de rien n'était.
Gary, dont la gradeur d'âme n'avait d'égal que .... heu ... ben... oué, ho, ça va hein ! Bref, le courageux Gary a péri pour une cause noble : préserver la Terre et l'Humanité d'une invasion de Glövix qui aurait pu conduire à la dévastation du monde. Si !
 
Et voilà, vous savez tout.
 
Quoi je raconte n'importe quoi ? Mais, puisque je vous dis que c'est vrai...
Votre incrédulité me déçoit beaucoup... <